Rabu, 29 September 2010

9/29 VOA News: Etats-Unis

     
    VOA News: Etats-Unis    
   
Etats-Unis : 30 milliards de dollars pour faciliter l'accès au crédit des PME
September 29, 2010 at 3:40 PM
 

Le président Barack Obama a promulgué lundi un plan de 30 milliards de dollars visant à faciliter l'accès des petites et moyennes entreprises au crédit.

 

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C'est un grand jour pour les chefs d'entreprise américains, a déclaré le chef de l'exécutif avant d'apposer sa signature sur le document. « Le gouvernement ne peut pas garantir le succès, mais il peut abattre les barrières dans la voie du succès, comme le manque de crédits d'un coût raisonnable. Le gouvernement ne peut pas créer des emplois pour remplacer les millions d'emplois que nous avons perdu dans la récession, mais il peut créer les conditions pour que les PME puissent recruter un plus grand nombre de personnes », a expliqué le président Obama.

En plus de rendre le crédit accessible, la mesure prévoit huit formes d'abattement fiscal pour encourager la création d'emplois. Approuvée par une faible marge la semaine dernière, elle procure une victoire politique mineure, mais très nécessaire au parti démocrate du président Obama à cinq semaines des importantes élections de mi-mandat du 2 novembre.

Battant campagne en compagnie de l'ancien président Bill Clinton, le député démocrate Barney Frank, du Massachusetts, n'a pas manqué de décocher une flèche en direction des républicains. « Lorsqu'il n'y a pas de gens qui tentent d'aggraver la situation et de faire obstruction, nous pouvons donner aux Américains le genre d'économie que ce pays mérite », a déclaré le député Frank.

Pour leur part, les républicains flairent un parti démocrate blessé. Les nouveaux sondages indiquent en effet un déclin du soutien populaire aux démocrates. Les électeurs ont hâte de voir les républicains reprendre le contrôle du Congrès, a martelé le sénateur républicain Mitch McConnell, du Kentucky : «  Ils savent que s'ils veulent sauver l'Amérique, ils doivent avant tout changer le Congrès, et cela aura lieu le 2 novembre. »

   
   
Abbas dénonce la « mentalité d'expansion et de domination » d'Israël
September 26, 2010 at 5:24 AM
 

Aux Nations unies, le président palestinien Mahmoud Abbas a  dénoncé la « mentalité d'expansion et de domination » d'Israël, affirmant qu'elle précipite les palestiniens et tout le Proche-Orient dans un cycle de violence et conflit qui empêche toute solution concrète aux problèmes de la région.

Intervenant devant l'Assemblée générale, M. Abbas a demandé à l'État hébreux de choisir entre la paix et les colonies de peuplement juives en Cisjordanie occupée.  

Le moratoire de dix mois sur les constructions dans les colonies juives arrive à expiration dimanche.

La perception est qu'Israël est un « état au-dessus de la loi » a ajouté M. Abbas, puisqu'il défie les résolutions de l'ONU appelant à la fin de l'occupation des territoires palestiniens. Le président palestinien a accusé Tel-Aviv de détruire des habitations palestiniennes, et a critiqué le blocus de la Bande de Gaza. Il a également condamné le mur de sécurité érigé par l'Etat hébreux, le qualifiant de « mur d'annexion de l'Apartheid ».

   
   
Les Sud-Soudanais pourraient perdre leur citoyenneté s'ils optent pour l'indépendance
September 26, 2010 at 3:16 AM
 

Les Sud-Soudanais perdront le droit d'être des citoyens dans le nord s'ils votent pour l'indépendance lors du référendum prévu sur l'avenir de leur région, a déclaré le ministre soudanais de l'Information Kamal Obeid.   

Vendredi, le président de la région semi-autonome du Sud-Soudan, Salva Kiir, a dit que tout permet de croire que les habitants de la région opteront pour l'indépendance, vu que Khartoum n'a guère rendu l'alternative très attirante.

Le référendum sur l'avenir du Sud-Soudan est prévu le 9 janvier. Aux Nations-Unies vendredi, les dirigeants du nord et du sud du Soudan se sont engagés à œuvrer pour la paix.

Lors d'une réunion ministérielle de l'ONU sur le Soudan, le président  Barack Obama a souligné l'immense enjeu du référendum, disant que l'avenir de millions de personnes en dépend. De son côté le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a insisté sur le fait que le scrutin devrait être libre, sans aucune tentative d'intimidation.

Les préparatifs en vue du vote restent nettement en retard.

   
   
Fin de la récession dans la morosité aux États-Unis
September 26, 2010 at 1:29 AM
 

Selon le Bureau national de la recherche économique (NBER), l'organisme chargé de l'étude des cycles économiques, l'économie américaine, qui était entrée en récession en décembre 2007, en est officiellement sortie 18 mois plus tard, en juin 2009.

La nouvelle n'a guère ému les marchés même si l'on disait adieu à la plus longue récession depuis les années 1930. Il faut dire que l'embauche reste faible, le chômage plafonnant aux alentours des 10%. Et puis, comme l'a constaté l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) cette semaine dans sa dernière note de conjoncture, le PIB américain ne va progresser que de 1,5 % cette année et 2,3 % l'an prochain –nettement moins que prévu.

L'OCDE a également constaté que si les États-Unis sont bien sortis de la récession, c'est grâce au plan de relance de l'administration Obama, au soutien de l'État et donc à un déficit aggravé et à une dette publique en très forte hausse, alors que le secteur de l'immobilier, à l'origine de la crise, est loin d'être assaini.

En tout, 8 millions d'Américains ont perdu leur emploi durant la récession, tandis que l'économie se contractait de 4%. « Nous avons traversé la pire récession depuis la Grande Dépression. Les marchés financiers étaient sur le point de se désintégrer et l'économie se contractait. Nous avons pris certaines mesures très rapidement, juste pour s'assurer que le système financier ne s'écroule pas » a rappelé le président Barack Obama.

A l'approche des élections de mi-mandat du 2 novembre, l'économie reste en tête des préoccupations des Américains et nombreux sont ceux qui estiment, comme le milliardaire Warren Buffet, que la récession est loin d'être terminée, quoi qu'en dise le Bureau national de la recherche économique.

Dans une interview à CNBC diffusée jeudi, le patron du puissant groupe financier Berkshire Hathaway a dit fermement que la récession se poursuit, ajoutant : « Nous n'allons pas en sortir pendant un certain temps mais nous finirons par en sortir ».

Mais tout comme l'OCDE, M. Buffet ne pense pas que les États-Unis connaîtront  une récession à double creux. C'est simplement que les progrès seront lents et que les Américains doivent prendre leur mal en patience. Reste à voir s'ils exprimeront leur colère lors des élections de novembre, comme le redoute l'administration Obama, qui rappelle à qui veut l'entendre qu'elle a hérité de cette conjoncture économique défavorable de l'administration Bush.

   
   
Etats-Unis : entrée en vigueur des principales dispositions de la réforme de l'assurance-maladie
September 24, 2010 at 6:32 AM
 

Les clauses-clé de loi américaine portant réforme de l'assurance-maladie promulguée cette année par le président Obama sont entrées en vigueur jeudi. Les républicains jurent d'annuler la mesure si leur parti reprend le contrôle du Congrès à l'issue des élections de mi-mandat de novembre.

La nouvelle loi interdit aux compagnies d'assurance de refuser de couvrir les enfants présentant des maladies préexistantes. Par ailleurs, les jeunes adultes pourront être couverts par l'assurance de leurs parents jusqu'à 26 ans et les compagnies d'assurances n'ont pas le droit de réduire l'assurance d'une personne durant toute sa vie.

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Les républicains du Congrès n'ont cessé de mener campagne contre la  nouvelle loi. Jeudi, ceux de la Chambre des représentants ont présenté un plan de campagne électorale fixant l'annulation de cette loi comme un point-clé. Selon eux, la réforme de l'assurance-maladie entraînera une hausse des impôts et l'ingérence du gouvernement dans les soins de santé des Américains.

Le président Barack Obama a déclaré, mercredi, que la réforme était nécessaire en raison de la flambée des coûts des soins de santé qui, a-t-il, force les individus, les compagnies et les gouvernements locaux  à la banqueroute.

Les sondages d'opinion montrent que les républicains vont probablement augmenter le nombre de leurs sièges au Congrès, peut-être suffisamment pour reprendre contrôle de la Chambre ou du Sénat. Le chômage, les impôts et le déficit du budget national figurent parmi les principales préoccupations des Américains en rapport avec les élections de novembre.

   
   
Etats-Unis : les milliardaires ont peu souffert de la récession
September 24, 2010 at 6:24 AM
 

Le magazine Forbes a publié sa liste des 400 Américains les plus riches. Ceux-ci ont peu senti les effets de la crise économique puisque la valeur nette de leurs actifs a augmenté de 8% par rapport à l'année 2009 pour atteindre 1 370 milliards de dollars.

Le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, domine le dernier classement avec une fortune nette de 54 milliards de dollars, suivi du célèbre investisseur Warren Buffett, 45 milliards de dollars.

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Autres présences remarquables sur la liste : les héritiers du fondateur de la chaîne de magasins Wal-Mart et le maire de New York, Michael Bloomberg. Le co-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, lui, s'est propulsé à la 37e place avec presque 7 milliards de dollars.

L'Etat de Californie compte le plus grand nombre de riches Américains, suivi du Texas et de la Floride.

Alors que nombre de milliardaires de la liste de Forbes ont vu leur leur fortune croître,  les deux plus riches Américains exhortent les uns et les autres à faire don de leur argent. Buffett et Gates disent avoir déjà persuadé 40 des plus riches familles du pays de s'engager à donner au moins la moitié de leur fortune à des œuvres charitables.

 

   
   
ONU : le président Obama appelle la communauté internationale à appuyer les pourparlers directs israélo-palestiniens
September 24, 2010 at 2:16 AM
 

Le président Barack Obama s'est adressé à l'Assemblée générale de l'ONU, jeudi. Le chef de l'exécutif a appelé la communauté internationale à appuyer les efforts américains en vue de résoudre, d'ici l'année prochaine, le conflit israélo-palestinien. Il a aussi appelé l'Iran à confirmer les intentions pacifiques de son programme nucléaire.

M. Obama mis un accent particulier sur les pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens qui ont commencé ce mois-ci, et qui visent la conclusion, dans un délai d'un an, d'un accord sur la solution des deux Etats. Il a réitéré son appel à la prolongation du moratoire israélien sur les constructions dans les implantations juives de Cisjordanie, une  exigence-clé des Palestiniens.

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Le président américain a aussi appelé les pays arabes à soutenir activement le processus de paix. « Ceux qui ont adhéré à l'Initiative de paix arabe doivent saisir cette opportunité pour la concrétiser en prenant des mesures concrètes en vue de la normalisation des relations que l'Initiative promet à Israël. Et  ceux qui sont pour l'autodétermination palestinienne doivent aider l'Autorité palestinienne politiquement et financièrement, et, de la sorte, aider les Palestiniens à mettre en place les institutions de leur Etat », a déclaré le président Obama.

Pour ce qui est de l'Iran, le président Obama a dit que ce pays  n'a pas répondu à « sa main tendue » d'il y a un an, lorsqu'il avait offert d'entamer un dialogue sur le programme nucléaire iranien. Les sanctions prises en juin par le Conseil de sécurité de l'ONU montrent que l'application du droit international, en ce qui concerne l'Iran, n'est pas une promesse creuse, a-t-il souligné.

Barack Obama a néanmoins réaffirmé que les principales puissances mondiales sont toujours disposées à résoudre le problème par le dialogue.  « Je veux être clair. Les Etats-Unis et la communauté internationale cherchent une solution à nos différends avec l'Iran, et la porte reste ouverte à la diplomatie au cas où l'Iran choisirait d'en franchir le pas. Mais le gouvernement iranien doit faire montre d'un engagement crédible, et confirmer au monde l'objectif pacifique de son programme nucléaire. »

Le président des Etats-Unis a suscité des applaudissements nourris lorsqu'il a défendu les droits des femmes et exhorté les nations du monde à agir contre l'oppression. Ces nations, a-t-il souligné,  ne doivent pas rester indifférentes lorsque des dissidents sont emprisonnés, où lorsque des manifestants sont bastonnés ailleurs.

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, Barack Obama a eu des rencontres bilatérales avec notamment les leaders de la Chine, du Japon et de la Colombie. On s'attend à ce qu'il prenne part, vendredi, à une réunion sur les efforts de paix au Soudan.

   
   
La menace terroriste, toujours plus diversifiée et complexe, selon l'administration Obama
September 24, 2010 at 1:49 AM
 

Les extrémistes à l'intérieur même des États-Unis sont de plus en plus nombreux, ont déclaré mercredi plusieurs hauts responsables de l'administration Obama.

Lors d'audiences au Sénat, le directeur du Centre national de la lutte anti terroriste, Michael Leiter, s'est certes félicité de ce que la menace présentée par Al-Qaïda au Pakistan, pays où l'on pense qu'Oussama ben Laden se terre, soit moindre comparée à ce qu'elle était en septembre 2001, date des attentats de New York et Washington.

Le réseau terroriste est au niveau le plus bas sur le plan organisationnel, a-t-il dit. Néanmoins, Al-Qaïda a prouvé à de nombreuses reprises sa capacité à se regrouper, et demeure un ennemi capable et déterminé.
Entre-temps, la menace terroriste s'est diversifiée, a ajouté M. Leiter.

La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, également présente à ces audiences au Sénat, a exprimé le même avis. « La menace terroriste se diversifie du point de vue des sources, des tactiques et des cibles » a-t-elle dit.

Joseph Lieberman du Connecticut, président de la Commission de la sécurité intérieure du Sénat, a souligné que le nombre d'attaques terroristes perpétrées par des extrémistes islamiques a nettement augmenté en 2009, dont la fusillade à Fort Hood aux États-Unis par  l'officier Nidal Malik Hasan, qui a fait 13 morts et 43 blessés, soit la plus grande tuerie jamais perpétrée sur une base de l'armée américaine.  

Susan Collins, sénatrice du Maine, a tiré la sonnette d'alarme sur la multiplication des petits attentats. « Je suis convaincue que les terroristes commencent à concentrer leurs efforts sur des attaques de moindre envergure, avec des armes de poing et des explosifs tels que ceux utilisés à Fort Hood dans l'Arkansas et en Inde », a affirmé Mme Collins.

Quant au patron du FBI, la police fédérale, Robert Mueller, il s'inquiète  du terrorisme endogène, les extrémistes à l'intérieur du pays s'étant multipliés, et devenant plus difficiles à détecter.

« Immédiatement après les attentats du 11 septembre,  les complots et projets d'Al-Qaïda se sont concentrés sur les moyens d'utiliser des personnes originaires du Proche-Orient ou d'Asie du Sud pour leurs attaques. Depuis 2006, Al-Qaïda cherche par contre à recruter des Américains ou des Occidentaux capables d'échapper aux mesures de sécurité renforcées » a expliqué M. Mueller.   

Les responsables de l'administration Obama ont également souligné la nécessité pour leurs agences de coopérer dans la lutte contre le terrorisme international, tout en évoquant la menace posée par le Web, qui facilite les contacts entre terroristes et extrémistes aux États-Unis et à l'étranger.

   
   
Woodward dépeint une administration américaine déchirée sur le conflit afghan
September 23, 2010 at 1:42 AM
 

Le nouveau livre du journaliste Bob Woodward, « Obama's Wars », (Les Guerres d'Obama), fait état de divergences d'opinion au sein de l'administration sur la stratégie militaire des États-Unis en Afghanistan.

Ce 16ème ouvrage du journaliste vedette du Washington Post Bob Woodward repose sur des documents secrets, ainsi que d'innombrables interviews avec divers membres de l'administration. Il révèle que les divisions au sein de l'équipe d'Obama étaient beaucoup plus profondes qu'on ne le croyait, signalent le Washington Post et le New York Times, qui publiaient ce mercredi des extraits de l'ouvrage. Les membres du cabinet auraient passé pratiquement les 20 derniers mois à se disputer.

Woodward, célèbre pour avoir dévoilé l'ampleur du scandale du Watergate dans les années 1970, affirme que l'envoyé spécial des États-Unis pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, aurait déclaré que la stratégie préconisée par le Pentagone « ne pouvait pas marcher ».

Même son de cloche du côté du vice-président Joseph « Joe » Biden, qui doutait des chances de succès de l'escalade proposée par le général Stanley McChrystal, ce dernier souhaitant qu'on triple le nombre de troupes en Afghanistan.

Selon Woodward, le président Barack Obama aurait estimé qu'il ne disposait pas plus de deux ans pour démontrer au public américain l'efficacité de sa stratégie en Afghanistan. Soucieux d'éviter une escalade des combats, il aurait plaidé lors d'une réunion avec son cabinet : « Je veux une stratégie de sortie ».

L'ouvrage confirme l'animosité entre certains membres de l'administration. Le vice-président Biden aurait qualifié M. Holbrooke de « salopard le plus égocentrique que j'ai jamais rencontré ». Le général David Petraeus, chef des forces internationales en Afghanistan, aurait confié à un collaborateur qu'il n'aimait pas parler avec le conseiller David Axelrod, ne voyant en lui qu'un « spin doctor », un spécialiste en marketing politique incorrigible. Quant au secrétaire à la Défense Robert Gates, il redoutait que le général James Jones, conseiller de la Maison-Blanche pour la sécurité nationale, soit remplacé par son collaborateur Thomas Donilon, ce qui, de l'avis de Gates, aurait été un « vrai désastre ».

Woodward confirme par ailleurs que les services secrets américains, la CIA, ont déployé une armée secrète d'environ 3 000 soldats en Afghanistan. Il s'agit en majorité d'Afghans dont la mission est de capturer ou de tuer des talibans et de s'assurer des appuis dans les zones tribales. Le journaliste révèle également que selon les services de renseignement américains, il semblerait que le président afghan Hamid Karzaï se soigne pour un syndrome maniaco-dépressif.

   
   
Californie : 8 employés et élus municipaux devant la justice pour corruption
September 23, 2010 at 1:27 AM
 

Huit élus et employés municipaux de Bell, petite localité de 38.000 habitants dans la banlieue de Los Angeles en Californie ont été arrêtés mardi pour corruption. On les accuse de s'être servis des fonds publics comme d'une tirelire, détournant au total près de 5,5 millions de dollars.

« C'est évidemment de la corruption aux stéroïdes » s'est exclamé le procureur du comté de Los Angeles, Steve Cooley.

En juillet, les média avaient révélé que l'ancien administrateur de la localité, Robert Rizzo, 56 ans, s'octroyait secrètement un salaire annuel pharamineux de près de 800.000 dollars, soit plus de deux fois celui du président Barack Obama.

Le procureur général de Californie, Jerry Brown, avait ouvert une enquête et poursuivait déjà pour fraude, conspiration et gaspillage de deniers publics, certains des responsables arrêtés hier. Il avait notamment annoncé jeudi dernier que plusieurs membres du conseil municipal de Bell touchaient quelque 96.000 dollars par an, soit 20 fois plus que le salaire moyen d'un conseiller municipal dans une ville comparable, et ce pour un travail à temps partiel.

En tout, Rizzo cumule 53 chefs d'accusation et 4,3 millions de dollars d'émoluments injustifiés, a déclaré M. Cooley. Lors d'une conférence de presse, le procureur du comté de Los Angeles a accusé Rizzo de s'être comporté en véritable « tsar » de la ville de Bell, quelqu'un qui n'avait pas été élu et ne rendait de comptes à personne, pillant la municipalité selon son bon plaisir.

L'assistante de Rizzo, Angela Spaccia, s'octroyait quelques 376.000 dollars par an. L'ancien chef de la police, Randy Adams, qui n'a pas été arrêté, recevait un salaire annuel de 457.000 dollars pour maintenir l'ordre dans une ville modeste où un habitant sur six – à majorité des Hispaniques - vit au dessous du seuil de la pauvreté.

M. Brown a été chargé de nommer un receveur municipal qui s'occupera d'administrer Bell jusqu'à nouvel ordre. Les autorités de Californie préconisent des réformes pour exiger, entre autre, la publication complète des salaires des employés publics.

   
     
 
This email was sent to ridho.kingforce.lilian@blogger.com.
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